Déclencheurs manuels verts en sécurité incendie : réglementation et guide d’installation

Guide pratique · Mise à jour août 2026

Un déclencheur manuel vert ne sert pas à donner l’alarme incendie. Installé près d’une porte verrouillée électriquement, il permet de demander ou de provoquer son déverrouillage d’urgence afin que les occupants puissent évacuer sans badge, sans code et sans clé.

À retenir : le boîtier vert agit sur le verrouillage d’une issue de secours ; le déclencheur rouge agit sur le système d’alarme incendie. Les deux appareils peuvent participer à la sécurité d’un même bâtiment, mais ils n’ont ni la même fonction, ni le même raccordement, ni les mêmes règles d’implantation.

Déclencheur manuel vert réarmable pour déverrouillage d’une issue de secours
Exemple de boîtier vert réarmable destiné au déverrouillage d’urgence d’une porte équipée d’un verrouillage électrique.

1. Qu’est-ce qu’un déclencheur manuel vert ?

Le déclencheur manuel vert, aussi appelé boîtier vert de déverrouillage, commande manuelle de déverrouillage ou, dans le langage courant, BBG vert, est un dispositif de sécurité placé à proximité d’une porte maintenue verrouillée par une ventouse, une gâche ou un verrou électrique.

Lorsqu’une personne appuie sur sa face avant, un contact électrique change d’état. Selon l’architecture retenue, cette action peut interrompre directement le circuit de maintien du verrou, ouvrir une ligne de télécommande de sécurité ou transmettre un ordre à un dispositif dédié. Le résultat attendu reste le même : la porte doit pouvoir être libérée et manœuvrée pour l’évacuation.

Pourquoi parle-t-on encore de « bris de glace » ?

Le terme historique « boîtier bris de glace » reste très utilisé, même lorsque l’appareil ne contient plus de vitre à casser. Les modèles proposés sur Abioshop utilisent une membrane déformable réarmable en façade : après un déclenchement et les vérifications nécessaires, le dispositif peut être remis en position à l’aide de sa clé. Cette conception évite de remplacer une vitre après chaque essai.

Le boîtier vert doit aussi être distingué d’un bouton poussoir de sortie pour contrôle d’accès. Le bouton de sortie sert à l’usage quotidien ; le déclencheur vert constitue une commande d’urgence, identifiable, maintenue dans son état déclenché jusqu’au réarmement et intégrée au scénario de sécurité prévu pour la porte.

2. Déclencheur vert ou rouge : une différence essentielle

Critère Déclencheur manuel vert Déclencheur manuel rouge
Fonction principale Déverrouiller localement une porte ou une issue de secours verrouillée électriquement. Déclencher une alarme incendie après constat humain d’un départ de feu.
Équipement commandé Ligne de télécommande, ventouse, gâche à rupture, verrou ou système de contrôle d’issue. Équipement d’alarme ou système de détection et d’alarme incendie.
Effet attendu Libération de la porte concernée, avec éventuellement une remontée d’état ou une alarme locale. Déclenchement du processus d’alarme et des fonctions associées au scénario incendie.
Implantation de référence en ERP Près de l’issue équipée, conformément au principe retenu pour son verrouillage. Dans les circulations, près des escaliers et, au rez-de-chaussée, près des sorties ; hauteur d’environ 1,30 m selon l’article MS 65.
Références normatives courantes NF S 61-937-13 ou NF EN 13637 selon la nature et l’architecture du système de verrouillage. NF EN 54-11 pour les déclencheurs manuels intégrés aux systèmes de détection et d’alarme incendie.

Erreur à éviter : raccorder un boîtier vert comme s’il s’agissait d’un déclencheur rouge. Un contact auxiliaire peut être utilisé pour une information locale ou une remontée vers un système, mais le boîtier vert ne remplace pas le déclencheur manuel d’alarme incendie exigé par le projet.

3. Quelle réglementation pour un boîtier vert de déverrouillage ?

La conformité ne se résume pas à la couleur du boîtier ni à la présence d’un contact NF. Elle dépend du bâtiment, de la porte, de la catégorie de l’établissement, du mode de verrouillage, du système de sécurité incendie et du scénario validé par les intervenants compétents.

Dans un établissement recevant du public

L’article CO 46 du règlement de sécurité des ERP encadre le verrouillage des portes de sorties de secours. Il prévoit notamment que ce verrouillage peut être autorisé après avis de la commission de sécurité et que la porte doit être équipée d’un dispositif de verrouillage électromagnétique adapté.

Pour la commande de la porte, le texte prévoit deux grandes architectures :

  • une commande manuelle, par exemple un boîtier à bris de glace, ayant une fonction d’interrupteur sur la ligne de télécommande et placée près de l’issue équipée ;
  • un dispositif de contrôle d’issue de secours conforme à la norme qui le concerne, avec des conditions précises lorsque l’ouverture est temporisée.

Le même article renvoie au déverrouillage automatique prévu par l’article MS 60. Celui-ci impose, dans les cas concernés, la libération automatique des issues dès le déclenchement du processus d’alarme générale ; avec un équipement d’alarme de type 1, le déverrouillage doit être automatique et sans temporisation en cas de détection incendie.

Dans les lieux de travail

Le Code du travail, article R. 4227-6, exige qu’une porte faisant partie des dégagements réglementaires puisse s’ouvrir par une manœuvre simple. Lorsqu’elle est verrouillée, elle doit rester manœuvrable de l’intérieur dans les mêmes conditions et sans clé.

Cette obligation de résultat ne signifie pas qu’un modèle unique convient partout. Une porte d’évacuation équipée d’une ventouse électromagnétique à rupture de courant ne se conçoit pas comme une porte équipée d’une gâche à émission. La logique de sécurité doit être vérifiée sur l’ensemble : alimentation, verrou, quincaillerie, commande manuelle, éventuel SSI et fonctionnement mécanique de la porte.

Normes : raisonner au niveau du système

La NF S 61-937-13 concerne les dispositifs de verrouillage pour issues de secours dans le cadre des systèmes de sécurité incendie. La NF EN 13637 traite des systèmes de fermeture contrôlés électriquement destinés aux voies d’évacuation. La NF EN 54-11, elle, vise les déclencheurs manuels d’alarme incendie rouges.

Un composant ne rend pas, à lui seul, une installation conforme. Sa documentation, son domaine d’emploi, son câblage et son association avec les autres équipements doivent correspondre au dossier de conception et, lorsque cela s’applique, aux procès-verbaux, règles de mise en œuvre et prescriptions de la commission de sécurité.

4. Où installer le déclencheur manuel vert et à quelle hauteur ?

Pour une porte de sortie de secours verrouillée selon le principe de l’article CO 46, le boîtier manuel doit être situé près de l’issue équipée. Son implantation doit permettre à une personne qui cherche à évacuer de le repérer et de l’actionner immédiatement, sans revenir en arrière ni franchir un obstacle.

  • placer le boîtier du côté de l’évacuation, à proximité immédiate de la porte qu’il libère ;
  • le maintenir visible, éclairé et libre d’accès ;
  • éviter qu’un vantail ouvert, un meuble, une décoration ou un présentoir le masque ;
  • préserver un espace d’approche compatible avec les usagers du bâtiment ;
  • utiliser un marquage explicite, compris sans connaissance du système de contrôle d’accès.

La hauteur de 0,90 m à 1,30 m : dans quel cas ?

Lorsque les règles d’accessibilité applicables au projet considèrent le boîtier comme une commande fixe destinée au public, l’article 11 de l’arrêté du 20 avril 2017 retient une hauteur comprise entre 0,90 m et 1,30 m pour une commande manuelle utilisable en position assise, ainsi qu’un éloignement supérieur à 0,40 m d’un angle rentrant ou d’un obstacle à l’approche d’un fauteuil roulant.

Cette plage ne doit pas être transformée en règle universelle sans examiner la configuration. L’implantation finale doit rester cohérente avec le dossier d’accessibilité, le règlement de sécurité, la notice du système et les prescriptions du maître d’œuvre ou du bureau de contrôle.

Et la distance de 5 mètres ? L’article CO 46 ne fixe pas une distance maximale générique de 5 m : il exige que la commande soit située près de l’issue équipée. Une distance chiffrée ne doit donc être reprise que si un autre texte, une norme, une notice ou le dossier particulier du projet l’impose.

5. Comment choisir un déclencheur manuel vert ?

Le bon modèle est celui qui répond au schéma électrique et au scénario de sécurité, pas simplement celui qui possède le plus d’options. Avant de commander, vérifiez les points suivants.

Le type de verrouillage de la porte

Une issue de secours verrouillée électriquement est généralement conçue avec un organe qui se libère par rupture de courant ou par ordre de mise en sécurité. Une ventouse électromagnétique cesse par exemple de retenir la porte lorsqu’elle n’est plus alimentée. Certaines gâches électriques pour portes et portillons fonctionnent à l’émission, d’autres à la rupture : cette différence modifie entièrement le schéma de sécurité.

Le nombre de contacts nécessaires

Un contact inverseur propose trois bornes : commun (CO), normalement fermé (NF) et normalement ouvert (NO). Le terme « normalement » décrit l’état du contact lorsque le boîtier n’est pas actionné.

  • Le circuit de déverrouillage utilise souvent la voie NF afin que son ouverture interrompe la commande de maintien.
  • La voie NO peut servir à transmettre une information lors de l’actionnement.
  • Plusieurs contacts indépendants permettent de séparer la fonction de sécurité, la remontée d’état et une éventuelle signalisation locale.

L’environnement

Les modèles présentés dans ce guide affichent un indice IP42 et sont destinés à un usage intérieur. Pour un sas extérieur, un parking exposé, un local humide ou un environnement poussiéreux, choisissez un appareil et des accessoires ayant un indice de protection réellement adapté. Un capot transparent protège des chocs et des déclenchements involontaires, mais ne transforme pas automatiquement un produit intérieur en produit extérieur.

Le mode de pose et la remise en service

La pose en applique facilite la rénovation ; la pose semi-encastrée réduit la saillie. Une membrane réarmable permet les essais sans consommable, à condition que la clé de réarmement soit conservée par les personnes autorisées et que la remise en service intervienne seulement après contrôle de la porte.

La charge électrique et les fonctions annexes

Vérifiez la tension, le courant permanent, les appels de courant, la nature AC ou DC et le pouvoir de coupure du contact. Un marquage maximal de 230 V AC / 5 A ne signifie pas qu’il est pertinent de faire circuler le secteur dans le boîtier. De nombreuses installations de contrôle d’accès utilisent une très basse tension de 12, 24 ou 48 V DC et, si nécessaire, un relais dimensionné pour la charge.

Pour construire une solution cohérente, consultez également les alimentations dédiées au contrôle d’accès, les organes de verrouillage et les dispositifs de signalisation compatibles.

6. Déclencheur vert 1 contact ou 3 contacts ?

Modèle 1 contact

Il convient à une architecture simple lorsque le boîtier n’a qu’une fonction électrique à assurer, par exemple ouvrir le circuit de maintien d’une ventouse ou d’un verrou adapté.

  • 1 contact inverseur CO/NO/NF ;
  • pose en applique ou semi-encastrée ;
  • membrane réarmable et capot de protection ;
  • indice IP42 pour un usage intérieur.

Voir le déclencheur manuel vert 1 contact.

Modèle 3 contacts

Il est préférable lorsque plusieurs informations doivent rester électriquement séparées : libération du verrou, retour vers le contrôle d’accès, report vers une supervision ou commande d’une signalisation.

  • 3 contacts inverseurs CO/NO/NF ;
  • fonctions lumineuses ou sonores selon la référence ;
  • pose en applique ou semi-encastrée ;
  • indice IP42 pour un usage intérieur.

Voir le déclencheur manuel vert 3 contacts.

Besoin Choix généralement pertinent Point de vigilance
Libérer une seule porte, sans report d’information 1 contact Vérifier que le contact et le schéma conviennent à la charge et au verrou.
Libérer la porte et informer la centrale de contrôle d’accès 3 contacts Conserver un contact indépendant pour la fonction de sécurité.
Ajouter une alarme locale ou une supervision technique 3 contacts ou modèle lumineux/sonore La fonction annexe ne doit jamais retarder ni empêcher le déverrouillage.
Installer en extérieur ou en ambiance agressive Modèle spécifique avec IP adapté Les modèles IP42 de cette gamme ne sont pas prévus pour l’extérieur.
Gérer une temporisation de sortie Système de contrôle d’issue dédié Une simple multiplication des contacts ne remplace pas un système conforme à la NF EN 13637.

Retrouvez les deux configurations dans la gamme de déclencheurs manuels verts pour issues de secours. Avant toute commande en volume, comparez la référence exacte, les fonctions lumineuses ou sonores, la tension d’alimentation éventuelle et la notice fournie.

7. Quel est le principe de raccordement d’un BBG vert ?

Le raccordement précis dépend du fabricant, du verrou et du système de mise en sécurité. Le schéma ci-dessous illustre uniquement le principe fréquent d’une porte maintenue verrouillée par un organe à rupture de courant :

Alimentation de sécurité

contact NF du déclencheur vert

organe de verrouillage à rupture
Action sur le boîtier → ouverture du contact → libération de la porte

Dans une architecture plus complète, un second contact peut remonter l’état « déclenché » vers le système de contrôle d’accès, tandis qu’un troisième pilote un voyant, un buzzer ou une supervision. Ces fonctions doivent rester séparées de la chaîne indispensable au déverrouillage.

Sécurité électrique : ne raccordez jamais le boîtier à partir d’un schéma générique trouvé en ligne. Coupez et consignez l’alimentation, utilisez la notice de la référence réellement livrée, calculez la charge et faites valider le câblage par un professionnel compétent. La commande d’urgence ne doit pas dépendre uniquement d’un logiciel, d’un lecteur de badge ou d’une connexion réseau susceptible d’être indisponible.

8. Installation, essais et maintenance : la méthode fiable

Avant la pose

  1. Identifier le statut de la porte. Confirmez qu’elle appartient ou non à un dégagement réglementaire, qu’elle est une issue de secours et que son verrouillage a été prévu dans le dossier de sécurité.
  2. Valider l’architecture. Relevez la référence du verrou, sa logique à émission ou à rupture, la tension, le courant, l’alimentation et les éventuels asservissements incendie.
  3. Choisir le boîtier. Déterminez le nombre de contacts, l’indice IP, la pose en applique ou semi-encastrée, la signalisation et les accessoires de protection.
  4. Fixer l’implantation. Positionnez la commande près de l’issue équipée, du côté de l’évacuation, dans une zone visible et accessible.

Lors de la mise en service

  • tester le boîtier alors que le contrôle d’accès fonctionne dans son état normal ;
  • vérifier que l’action entraîne bien la libération de la porte concernée ;
  • confirmer que la porte peut ensuite être ouverte sans badge, code ni clé ;
  • contrôler les remontées d’état, voyants et alarmes locales prévues ;
  • essayer le déverrouillage automatique lié au SSI lorsqu’il est exigé ;
  • tester la réaction à une perte d’alimentation selon le scénario de sécurité ;
  • consigner les résultats, anomalies et corrections dans les documents du site.

Le réarmement ne constitue pas, à lui seul, une remise en service. Après l’essai, vérifiez le retour du verrou, la fermeture mécanique de la porte, l’état des contacts et l’absence d’obstacle avant de replacer le système en exploitation.

Quelle fréquence de maintenance ?

Il n’existe pas une cadence « mensuelle, trimestrielle et annuelle » applicable indistinctement à tous les déclencheurs verts. La périodicité doit être définie par la réglementation applicable au site, le contrat de maintenance, la notice du fabricant, l’analyse de risque et les consignes d’exploitation.

Lorsqu’un équipement fait partie du système de sécurité incendie, l’article MS 68 exige le maintien en bon état du SSI et prévoit que le contrat ou les consignes écrites précisent la périodicité des interventions. Les systèmes de catégories A et B doivent faire l’objet d’un contrat d’entretien. L’article MS 69 demande par ailleurs à l’exploitant de s’assurer au moins chaque semaine du bon fonctionnement de l’installation dans son ensemble ; cela ne signifie pas nécessairement un essai complet hebdomadaire de chaque boîtier.

En pratique, prévoyez au minimum un contrôle visuel régulier, un essai fonctionnel planifié, une réparation rapide en cas d’anomalie et une traçabilité dans le registre ou le dossier de maintenance du site.

9. Six erreurs fréquentes à éviter

1. Confondre alarme et déverrouillage

Le boîtier vert ne doit pas être présenté comme un déclencheur d’alarme incendie rouge. Cette confusion conduit à un mauvais câblage et à une information trompeuse des occupants.

2. Appliquer une distance de 5 m partout

Pour la commande manuelle visée par CO 46, le critère est la proximité de l’issue équipée. Toute distance chiffrée doit avoir une source applicable au projet.

3. Choisir le mauvais verrou

Une gâche à émission ne réagit pas comme une ventouse à rupture. La porte, la quincaillerie et la logique électrique doivent former un ensemble compatible avec l’évacuation.

4. Passer uniquement par le contrôleur

Une commande d’urgence ne doit pas perdre son efficacité à cause d’un logiciel bloqué, d’une carte hors service ou d’une coupure réseau. Respectez l’architecture de sécurité validée.

5. Installer un IP42 à l’extérieur

Un capot limite les déclenchements accidentels, mais ne garantit pas l’étanchéité nécessaire à un environnement exposé à la pluie, aux poussières ou au nettoyage sous pression.

6. Déclarer l’installation conforme grâce au seul boîtier

La conformité s’évalue au niveau du système complet, de son domaine d’emploi, de son câblage, de ses essais et des validations propres au bâtiment.

10. Questions fréquentes sur les déclencheurs manuels verts

Le déclencheur manuel vert déclenche-t-il l’alarme incendie ?

Non, pas par sa fonction principale. Il sert à libérer une porte verrouillée électriquement. Un contact supplémentaire peut transmettre une information ou commander une alarme locale si le projet le prévoit, mais cela ne le transforme pas en déclencheur manuel d’alarme incendie rouge.

Un boîtier vert est-il obligatoire sur toutes les portes contrôlées ?

Non. L’obligation dépend du statut de la porte, de son rôle dans l’évacuation, du bâtiment et du mode de verrouillage. Dans un ERP, l’article CO 46 encadre précisément les portes de sorties de secours verrouillées. Une porte qui n’appartient pas à une voie d’évacuation peut relever d’un autre scénario.

Quelle est la bonne hauteur de pose ?

Il n’existe pas une hauteur unique valable dans toutes les situations. Le boîtier doit être près de l’issue et accessible. Lorsque les dispositions d’accessibilité des commandes destinées au public s’appliquent, la plage de 0,90 m à 1,30 m constitue la référence à examiner avec le dossier du projet.

Un bouton poussoir normal peut-il remplacer un déclencheur vert ?

Pas automatiquement. Un bouton de sortie quotidien peut être momentané et dépendre du contrôleur, alors qu’une commande d’urgence doit conserver l’état de sécurité attendu, être identifiable et s’intégrer au système validé. Le remplacement doit être accepté par le concepteur ou le professionnel responsable du projet.

Faut-il choisir un modèle à 1 ou 3 contacts ?

Un contact suffit généralement pour une fonction électrique simple. Trois contacts sont utiles pour séparer le déverrouillage, le retour vers la centrale et une alarme ou une supervision. Choisir trois contacts n’améliore toutefois pas la conformité si le schéma n’en a pas besoin.

La porte s’ouvre-t-elle en cas de coupure de courant ?

Avec un verrouillage à rupture correctement conçu, la perte d’alimentation libère la porte. Ce comportement doit néanmoins être vérifié sur l’installation complète, car l’alimentation secourue, les relais, la quincaillerie et le type de gâche peuvent modifier le résultat.

Peut-on installer les modèles IP42 à l’extérieur ?

Non, pas dans un emplacement exposé aux intempéries. L’IP42 correspond à un usage intérieur protégé. Pour l’extérieur ou un milieu humide, sélectionnez une enveloppe et un appareil dont l’indice IP est explicitement adapté.

Qui doit installer et valider le dispositif ?

Le raccordement doit être réalisé ou contrôlé par un professionnel compétent en contrôle d’accès et en sécurité des bâtiments. Selon le projet, l’installateur, le coordinateur SSI, le bureau de contrôle, le maître d’œuvre et la commission de sécurité peuvent intervenir dans la validation.

Faut-il casser une vitre après chaque test ?

Pas avec les modèles à membrane déformable présentés ici. Ils sont réarmables en façade avec une clé. Le terme « bris de glace » reste courant, mais la technologie réellement fournie doit toujours être vérifiée sur la fiche produit et la notice.

Choisir le bon boîtier pour votre issue de secours

Comparez les modèles à 1 et 3 contacts, puis vérifiez la compatibilité avec votre ventouse, votre gâche, votre alimentation et le scénario de sécurité du bâtiment.

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